Voyage aux pays des ombres

Publié le 31 mars 2026 à 09:54

Dans l’obscurité de ce qui n’est pas visible, dans l’antichambre des profondeurs.

Une et même des ombres semblent sommeiller en illusion.

Elles, les ombres attendent toutes circonstances propices pour revenir à la lumière et se projeter

Elles les ombres s’élancent, se propulsent, trouvent un visage qui parait connue pour jouer du déjà vécue mais qui pour nous invariablement prend l’apparence parfois de l’inconnu.

 

Quand nous poussons la porte de l’inconscient et arpentons le chemin de l’inconscient par la voie des rêves et plus exactement par celui de l’analyse des rêves, nous pouvons re contacter nos ombres, comme toutes celles entassées dans la mémoire de l’inconscient collectif.
Nous sommes amenés et conduit sur la voie obscure et de tout son ruissellement.
De même hors du cadre de la psychanalyse, les ombres n’attendent pas notre approbation pour se manifester, elles interagissent tout autant, cherchant dans les failles à exister.
Les ombres peuvent sembler négatives mais méfions-nous, de nos propres croyances.
Elles, les ombres sont étrangement tout autant éclairantes car sans filtre, elles révèlent aussi bien nos masques, nos failles, nos secrets que nos potentiels, nos germes qui souhaitent un nouveau départ, un nouveau regard, c’est à dire notre état de conscience.

La rencontre des ombres m’embarque sur le fil de l’eau de l’écriture toujours poétique.
Je ne serais faire sans et porter sur un petit navire épistolaire je suis le mouvement, laissant venir ce qui m’interpelle, venant comme un rêve, comme l’occasion de suivre une interpellation, un inattendu.

Je ressent et j’aimerais trouver des mots hors des chemins empruntés, codifiés pour en écrire quelques lignes et plus précisément sur le féminin et l’ombre.
Il y a là une évidence et c’est ici que je suis conduit. Pousser par un élan, j’ouvre avec la clef des songes, pénètre dans une cave, dans l’invisible sombre et descend dans mes obscurités.

J’emprunte une lanterne.
Elle pourrait avoir la couleur de la carte du tarot de l’Ermite, le 9 arcane.
J’ai besoin de voir dans le noir !

En écrivant le mot féminin je me souviens de combien de fois j’ai tenté de m’approcher d’elle, de lui, cherchant une réconciliation avec ma propre féminité. Alors, il faut impétueusement des ALORS pour s’extraire de toute combinaisons forteresses et trouver son écorce, sa peau, son origine au delà de l'origine dogmatique

ÊTRE SOI, être soie.

Alors, je souhaite mettre l’accent non sur un genre mais plutôt sur une énergie, une image qui aurait la couleur d’une représentation du féminin.

Quand j’ai écris le livre : «  Danser vers le féminin-masculin, les noces de lumière » Édition Maïa,le symbole qui s’est naturellement déposer au creux de mon cœur est : « la forêt »
La poétique de la dame verte immense et généreuse, mère-nature s’est manifesté !
La forêt dans sa majesté,
La forêt dans sa grandeur,
La forêt dans son opacité,
La forêt dans sa grande capacité de renouvellement,
La forêt dans l’énergie du vivant qui emprunte à multiples occasions le processus de « vie-mort et renaissance »,
La forêt qui traverse le temps,
La forêt et l’histoire de l’humanité qui se ré-invite indéfiniment.
La forêt qu’on massacre pour du bois, pour tout désir de possession.
La forêt Grande Déesse, au commencement !

Alors, me voilà dans la forêt, fille, femme, femme sage, pareil aux personnages des contes, ceux qui traversent, se perdent, se retrouvent, pleurent, s’aiment.

il était une fois, moi dans la forêt marchant vers ma féminité et toutes les ombres.

J’y suis dans la verdeur et la puissance du féminin et parallèlement sa sombritude.
Un héritage, des mythes, des blessures, d’autres espaces dans ma psyché à découvrir,.
Une envie d’élagage.

De la noirceur,
De la violence de la prédation, des ombres dansent dans la forêt.
La petite fille a peur, la petite fille trouve du courage, la petite fille grandit, la petite fille sort de l’impasse.Plus de cocon, la chrysalide se délétère, s’opère la métamorphose. La rime du ose libère. De la confrontation, des barrages, une voie intérieure qui crie stop !
La forêt est féminité transcendé, de la beauté !
Oui des gouttelettes de pluie traversent et inondent les feuilles puis l’eau descend jusqu’aux racines, à la terre.
L’humus repoussent à nouveau, la vie revient.
Enpuissancement.

La foret m’apprend et à vous également. Elle nous enseigne, c’est que tous les peuples racines sur la terre, bien avant nous, ont compris, car ils étaient réellement, tellement connecter à elle. Quand à nous, nous n’ avons pas su, nous avons cruellement oublier la Terre-Mère.

La forêt montre que la peur est humaine mais pas un habitacle, qu’elle peut se transcender
( la peur, les ombres ) se guérir, se soigner, s’apaiser. Que l’enceinte d’une forêt est rempli d’arbres, un collectif. Notre force est l’union, non d’une seule et même voie mais du ’’plusieurs’’, un tissage intelligent où chaque espèce à son royaume.

Les ombres ne sont pas une chute mais une voie des profondeurs pour revenir vers la lumière, la conscience, l’unité.

 

Yaël Catherinet-Buk

Psychanalyste Jungienne-Analyste de Rêve

Autrice-Poétesse

https://www.reve-evolution.com/

 

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